Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Pendant la campagne électorale, comme depuis les élections, Richard Martin et son équipe n'ont cessé de dénoncer le soi-disant mauvais état de nos finances communales.
Commune en faillite, agents non payés, mise sous tutelle ! Plus c'est gros, plus çà passe, ont dû se dire les opposants d'hier. Aujourd’hui à la tête de notre commune, ils veulent imputer la responsabilité de leurs éventuelles difficultés à venir, voire de leur renoncement à leurs promesses, à notre gestion des années 2001-2007. La ficelle est un peu grosse, la vérité doit être rétablie.
- Chaque année depuis 2001, le résultat du budget a été positif, avec un excédent supérieur à 700.000 €. Ces résultats nous ont permis de réaliser trois fois plus d'investissements que pendant les six années du mandat précédent, sans augmentation sensible de l'endettement de la commune.
- Pendant ces sept années, nous avons décidé quatre baisses des impôts communaux : rien que pour l’année 2007, c’est une économie d’environ 300.000 € pour les contribuables que vous êtes, et qui ne sont pas rentrés en recettes au budget.
- Le résultat de 2007, inférieur à celui des années précédentes, s'explique essentiellement par trois dépenses importantes :
- la masse salariale (avancements et titularisation de nombreux agents municipaux);
- les marchés d’entretien des bâtiments communaux et des espaces verts de plusieurs lotissements de Cabriès et de Calas ;
- la location des algécos pendant les travaux de réhabilitation de l’école de musique et de la bibliothèque (dépense qui aurait été évitée si le nouveau groupe scolaire de Cabriès n’avait pas fait l’objet de procès).
- Cette situation sera différente en 2008. En effet, nous nous sommes battus pour obtenir que la communauté du pays d'Aix nous reverse 25 % et non plus 15 % des nouvelles taxes professionnelles perçues depuis 2001 sur la commune (+ 400.000 €). Notre projet de budget avait donc été élaboré avec un excédent prévisionnel et réaliste de 600.000 €.
- Le seul problème auquel doit faire face notre commune, comme toutes les communes d'ailleurs, est un problème de trésorerie : à l’inverse du règlement des dépenses qui est constant, l’encaissement des recettes est nettement moins régulier, surtout en début d’année. La mise en place d’une ligne de crédit avec des taux inférieurs à 4%, et remboursable en cours d’année, nous a permis de pallier à ces variations de trésorerie, à un moindre coût.
- Il est inexact d'affirmer aujourd'hui que notre projet de budget, élaboré en février, comptabilisait à tort des dépenses effectuées en 2007 ; les dépenses décidées en fin d'année mais qui n'ont reçu aucune exécution avant le 31 décembre ont toujours été reportées sur l'exercice suivant, sans observations du Trésorier Payeur. Pourquoi faire différent et « charger la barque » au maximum pour 2007 ?
- Comment peut-on prétendre que les finances sont en péril et décider, comme l'a annoncé la nouvelle majorité alors que rien ne l'y obligeait, le versement à l'OCC d'une subvention complémentaire de 87.000 €, cette association ayant déjà obtenu 85.000 € pour 2008, comme l'année dernière ? Que l'on vous dise plutôt que c’est le prix du « contrat » passé pendant la campagne électorale entre les deux listes alliées au second tour. Bien sûr le contribuable en fera les frais.
- De même, comment justifier l'abandon de plusieurs projets, alors que l'on renonce à la vente de quatre terrains communaux de 4.000 m2 situés près du centre technique municipal, qui devait apporter au moins 1 million d'euros ; les élèves de l'école de musique n'auront pas la salle de répétition souhaitée depuis des années par leurs professeurs ; les joueurs de foot attendront des tribunes et des vestiaires modernes et adaptés. Au parc Club de l’Arbois, la salle qui devait être payée en totalité par la CPA, ne sera pas construite, privant ainsi d’un nouvel espace les gymnastes, les basketteurs et les enfants du Centre Aéré. Quant aux habitants du centre de Calas et de Chamfleury, ils auront à craindre des inondations au sud de Calas, faute de réaliser les bassins de rétention que nous avions prévus pour 2008.
9) Dans ce contexte soi-disant alarmant, la nouvelle municipalité vous annonce la réalisation d'une salle des fêtes, sans vous dire combien coûtera un tel équipement (4 à 5 millions €), ni quel sera son coût de fonctionnement (plus de 100.000 € par an) alors qu'une salle polyvalente devait être mise gratuitement à la disposition de la commune par un partenaire privé !
Oui, la commune est restée dans une situation financière satisfaisante. Ecoutez d'ailleurs ce qui se dit autour de vous, vous entendrez souvent vanter la richesse de Cabriès, et les projets de développement que nous avions mis au point sur la zone commerciale de Plan de Campagne auraient assuré encore de nouvelles recettes pour la commune.
A la nouvelle équipe de les mener à bien, sans faire de faux procès à celle qui l'a précédée.
Hervé Fabre-Aubrespy
Conseiller municipal
« Cabriès, Traditions et Renouveau »
Quartier du Puits Vieux - 13480 Cabriès
Tél.: 04.42.22.52.52 - Fax : 04.42.22.54.54
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